A l’heure où Google, annonce son OS entièrement dans le Cloud (basé sur Google Chrome), afin de simplifier l’ordinateur, une petite société présente un nouvel OS litl, lui aussi dématérialisé et lui aussi destiné aux netbooks.
Le phénomène n’est pas nouveau entre gOS, Moblin et dernièrement Jolycloud, plusieurs itérations de Linux ont déjà entamé ce saut vers la dématérialisation. Quant au fait de baser le gestionnaire de fenêtre de l’os sur un navigateur, SymphonyOS avait été précurseur en utilisant le moteur Gecko pour gérer son « application manager » Orchestra.
La nouveauté pour ces deux nouveaux venus, réside dans le fait que l’os est réduit à sa plus simple expression. Un bios, un kernel (linux pour Chrome OS), un browser. Le disque de stockage ? Ce n’est plus qu’un immense cache pour le navigateur et les webapps au travers de mécanismes tels que le futur DOM storage du W3C. Les fichiers utilisés par le système sont eux en lecture seule, protégés des influences extérieurs, pour Chrome OS, par une vérification de leur intégrité au démarage et la capicité pour Chrome d’isoler chaque « application » dans une sandbox. Quand a l’utilisation elle-même du système au jour le jour, certains concepts se rapprochent de 10/GUI.
Bien sûr la clé de cette évolution reste la qualité des webapps. Dèjà mis en avant par Apple lors du lancement de l’iphone en 2007, les webapps vont évoluer de plus en plus, pour finalement atteindre le statut de véritable « logiciel ». Et ce même dans les communautés de développeurs dis classique. La suite Aviary, les webapps de 280 North (280 Slides, un keynote pour le web ou le futur Atlas, une webapp pour écrire des webapps), et bien d’autres…, préfigurent déjà de l’apparence de ce futur environnement.
Que l’on croit à la justesse de cette évolution ou pas, là n’est pas la question. Google, Microsoft, Apple, Yahoo, Facebook… ont déjà créé ce nuage au dessus de nos têtes. Bientôt cela ne sera même plus une question de choix pour l’utilisateur lambda. Quant aux dévéloppeurs, regardez le taux d’adoption de git et de son github.
L’élément essentiel pour que cette alchimie fonctionne ? Sans doute le respect des standards, pour que les développeurs webs cessent de passer la grande majorité de leur temps à s’assurer que leur projet va fonctionner dans tous les environnements et qu’ils puissent se focaliser d’avantage sur l’aspect qualitatif. Avec les annonces faites avant-hier par Microsoft à propos d’internet explorer 9 et du support du HTML 5, les choses vont dans le bon sens. Reste a espérer que l’adoption de windows seven sera assez importante dans les entreprises pour que les taux d’utilisations des versions 6 et 7 de ce navigateur soient réduits à néant (sans compter la perspective juteuse de tous ces sites intranets optimisés pour ces versions devenus obsolètes).
Notre métier est encore une fois en pleine mutation et plus encore que jamais il faut rester curieux face à ces nouveaux développements.